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Qu’est-ce qui change avec les IFRS ?

  • Pour ce premier numéro de notre lettre d’information, nous avons choisi le thème de la transition vers les normes internationales, récemment adoptées par l’Union Européenne.

    Le nouveau référentiel comptable qui sera applicable en Europe dès 2005 s’avère bien différent des normes françaises. L’application des IFRS n’a rien à voir avec un simple renouvellement du plan comptable, mais modifie profondément les fonctions financières dans l’entreprise.

    L’adoption et la maîtrise de ces normes sont donc un enjeu stratégique pour la direction : la transition de votre groupe doit se concevoir comme un véritable projet transversal, impliquant l’entreprise dans ses différents métiers, à différents niveaux.

    Qu’est-ce qui change avec les IFRS ?

    La première différence est conceptuelle (à l’origine de toutes les différences) : il ne s’agit plus de comptabilité mais d’information financière. L’entreprise ne fait plus ses comptes pour un objectif légal ou fiscal, mais pour rendre compte de sa performance économique à ceux qui y ont investi.

    Ainsi les IFRS réconcilient information externe et interne, en privilégiant le point de vue économique sur le juridique. Une des conséquences de ce choix est en principe de limiter la multiplication des comptes « pro forma ». Autre conséquence, l’entreprise dévoile son information sectorielle pratiquement comme elle est étudiée en interne.
    Si la cohérence financière semble vouloir simplifier l’organisation interne des reportings et de la comptabilité, la transparence à l’égard de l’investisseur implique une information beaucoup plus riche sur certains points. Les instruments de couverture par exemple nécessitent une documentation lourde.

    Ce qui change avec les IFRS, ce sont donc à la fois des principes comptables mais aussi des procédures de contrôle interne, de remontée d’informations depuis les filiales, c’est donc l’organisation interne des services financiers et sans doute parfois également les systèmes d’information.

    Il va de soi que ces impacts sont très différents d’une entreprise à l’autre, néanmoins la transition se révèle être générale, avec des conséquences fortes sur les ressources humaines, les modalités de prise de décision, la distribution des responsabilités. Adopter le référentiel international, c’est se doter d’une nouvelle grille de lecture de la performance économique d’une entreprise.