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En entreprise, aller au-delà du business plan

  • Lettre d’info n°14

    Le travail de réflexion, de formalisation et de conviction a payé : le business plan est approuvé. C’est une bonne nouvelle, mais le travail commence ! La jeune pousse doit prospérer au sein de l’entreprise : il faut que la greffe prenne.

    Du point de vue de l’entreprise, on passe de la prévision à la réalisation : les actions engagées dans le cadre du projet font désormais partie de la réalité de l’entreprise : elles se retrouvent en comptabilité. Les dépenses, qui étaient simplement du « cash out », doivent être analysées plus finement : s’agit-il de charges ou d’immobilisations ? OPEX ou CAPEX ? De la même façon, les encaissements ne sont plus seulement du « cash in », il faut déterminer s’il s’agit de revenus à reconnaître immédiatement en résultat, ou de produits constatés d’avance, à différer ou à étaler sur une période. Selon la réponse à ces questions, même si le business plan se réalise, les objectifs budgétaires peuvent ne pas être atteints. Le cash est bon, mais pas l’EBIT…

    Le succès de la mise en œuvre du business plan suppose donc une bonne coordination au niveau de toute l’entreprise. Il ne saurait suffire de savoir faire une seule chose bien : l’entreprise est un tout et les énergies doivent être attelées pour tirer dans la même direction. L’alignement doit être maximal. Cela signifie que les salariés doivent partager une vision et un vocabulaire.

    Deux aspects paraissent alors fondamentaux. D’abord que l’entreprise ait élaboré les éléments d’un référentiel commun. On les appellera KPI (Key Performance Indicators) dans certaines entreprises, ou indicateurs-clés de la performance. Peu importe le nom, ce qui compte c’est qu’ils soient compris et partagés par tous, et ce, dès la phase du business plan. Pour être pleinement efficace, une formation au business plan doit être adaptée à l’entreprise et à ses indicateurs de gestion. Le nouveau projet est un bon véhicule pour « une piqûre de rappel » sur ces indicateurs.

    Ensuite, il est important que le business plan soit intégré non seulement au niveau du métier (commercial et opérationnel), mais aussi d’un point de vue financier pour sa bonne prise en compte dans le budget et le reporting. Les financiers doivent donc être associés au processus à double titre : en tant qu’experts, mais aussi en tant qu’utilisateurs. A eux de savoir se mettre à l’écoute des porteurs de projets, afin de contribuer sans alourdir. Cela aussi s’apprend !

    Frédéric Petit
    Consultant