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La lettre d'information de FinHarmony

Business plan

Lettre d’info n°14

L’entrepreneur, le business plan et la reprise économique

Avec un chômage record, une balance commerciale catastrophique et le moral dans les chaussettes, la France n’a jamais eu autant besoin des entrepreneurs.

Les entrepreneurs insufflent de l’optimisme. Ils permettent de regarder (et d’aller !) de l’avant. Ils identifient et mettent en valeur l’innovation. En anglais, on les appelle « entrepreneurs ». La France a inventé le mot. Elle doit en redécouvrir la réalité.

Entreprendre, c’est porter un projet. La France compte 8 millions d’entrepreneurs : 2,5 millions de chefs d’entreprises, 1 million de responsables d’associations et 5,5 millions d’intra-preneurs, ces porteurs de projets innovants en entreprise.

C’est sur eux que portent les espoirs de reprise, au niveau national comme dans chaque entreprise. Pour que leurs projets aboutissent, ils doivent être compris, épaulés et… financés. Pour améliorer leurs chances, ils doivent « parler la langue » : savoir convaincre et motiver. Le business plan est à la fois un outil indispensable à la formalisation de leur projet et un passage obligé pour la mobilisation des moyens humains et financiers.

Nous consacrons cette newsletter au business plan.

Bonne lecture, et bonne reprise !

Christophe Marion
Fondateur de FinHarmony

Etonnements

Pourquoi (et comment ?) faire un business plan dans un environnement changeant ?

Dans les affaires comme dans la vie, le changement est la seule certitude. Et le changement s’accélère. Dans ce contexte, à quoi bon faire des projections de résultats à trois ou cinq ans, comme l’impose l’exercice du business plan ? Certains annoncent même la fin du business plan.

Comme le disait Churchill : « Les plans ne sont rien, mais la planification est essentielle ». L’exercice du business plan permet de formaliser le modèle : quels sont les moyens mis en œuvre, quels sont les résultats obtenus et les paramètres-clés. La modélisation permet de prévoir l’impact sur le projet du changement d’une donnée et de savoir sur quel levier agir pour piloter le projet. Le business plan est donc une étape essentielle qui permet au porteur de projet de mûrir son projet.

S’étant lui-même convaincu, le porteur de projet va pouvoir communiquer son enthousiasme aux autres : on n’entreprend jamais seul, il faut convaincre partenaires, collaborateurs et financeurs. Parmi les outils qui permettent d’emporter la conviction, le business plan fait partie des plus efficaces. Il s’adresse à la raison, il est logique, on peut donc en discuter et l’évaluer.

Surtout, le business plan ne s’arrête pas à quelques chiffres. Ce qui compte n’est pas la VAN ou le TRI auquel on aboutit, mais la façon dont on y arrive et comment on réagit au changement. On gère sur le « comment ? » et sur le « pourquoi ? », plus que sur le « combien ? ». Le business plan est plus que jamais indispensable.

« Le grand art, c’est de changer pendant la bataille. Malheur au général qui arrive au combat avec un système. » Napoléon.

Vincent Drouillard
Consultant

Perspectives

En entreprise, aller au-delà du business plan

Le travail de réflexion, de formalisation et de conviction a payé : le business plan est approuvé. C’est une bonne nouvelle, mais le travail commence ! La jeune pousse doit prospérer au sein de l’entreprise : il faut que la greffe prenne.

Du point de vue de l’entreprise, on passe de la prévision à la réalisation : les actions engagées dans le cadre du projet font désormais partie de la réalité de l’entreprise : elles se retrouvent en comptabilité. Les dépenses, qui étaient simplement du « cash out », doivent être analysées plus finement : s’agit-il de charges ou d’immobilisations ? OPEX ou CAPEX ? De la même façon, les encaissements ne sont plus seulement du « cash in », il faut déterminer s’il s’agit de revenus à reconnaître immédiatement en résultat, ou de produits constatés d’avance, à différer ou à étaler sur une période. Selon la réponse à ces questions, même si le business plan se réalise, les objectifs budgétaires peuvent ne pas être atteints. Le cash est bon, mais pas l’EBIT…

Le succès de la mise en œuvre du business plan suppose donc une bonne coordination au niveau de toute l’entreprise. Il ne saurait suffire de savoir faire une seule chose bien : l’entreprise est un tout et les énergies doivent être attelées pour tirer dans la même direction. L’alignement doit être maximal. Cela signifie que les salariés doivent partager une vision et un vocabulaire.

Deux aspects paraissent alors fondamentaux. D’abord que l’entreprise ait élaboré les éléments d’un référentiel commun. On les appellera KPI (Key Performance Indicators) dans certaines entreprises, ou indicateurs-clés de la performance. Peu importe le nom, ce qui compte c’est qu’ils soient compris et partagés par tous, et ce, dès la phase du business plan. Pour être pleinement efficace, une formation au business plan doit être adaptée à l’entreprise et à ses indicateurs de gestion. Le nouveau projet est un bon véhicule pour « une piqûre de rappel » sur ces indicateurs.

Ensuite, il est important que le business plan soit intégré non seulement au niveau du métier (commercial et opérationnel), mais aussi d’un point de vue financier pour sa bonne prise en compte dans le budget et le reporting. Les financiers doivent donc être associés au processus à double titre : en tant qu’experts, mais aussi en tant qu’utilisateurs. A eux de savoir se mettre à l’écoute des porteurs de projets, afin de contribuer sans alourdir. Cela aussi s’apprend !

Frédéric Petit
Consultant

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